Voir des dents courtes, aplaties ou érodées ne suffit pas pour conclure à un bruxisme, à une érosion ou à une perte de dimension verticale.
Le diagnostic des usures consiste à répondre à plusieurs questions :
Quelle est la nature de l’usure ? Quelle est sa cause ? Est-elle encore active ? Quelle est sa vitesse d’évolution ? Quel est son impact esthétique et fonctionnel ?
Les consensus européens recommandent précisément de rechercher l’étiologie, la sévérité, la progression et les possibilités de contrôle avant de décider d’un traitement restaurateur. Sources 1 à 3 [1–3]
Comment distingue-t-on attrition, érosion et abrasion ?
Attrition et contraintes mécaniques
L’attrition correspond à une perte de tissu liée aux contacts dentaires. Le schéma d’usure et la fonction doivent être analysés dans leur ensemble.
Érosion dentaire
L’érosion est un processus chimico-mécanique dans lequel des acides non bactériens participent à la perte progressive des tissus durs. Sources 2, 3 [2,3]
Abrasion
L’abrasion correspond à des phénomènes mécaniques faisant intervenir un élément extérieur à la dent.
Usure multifactorielle
C’est une situation très fréquente : une dent chimiquement fragilisée peut ensuite être plus vulnérable aux contraintes mécaniques.
L’objectif n’est donc pas toujours de placer le patient dans une seule catégorie.